Subventions Facile
Création7 min de lecture

Créer une SAS en ligne en 2026 : associés, capital, statuts, coût

Créer une SAS en ligne : 2 associés minimum, capital libre dès 1 €, président obligatoire, fiscalité IS par défaut, coût réel en 2026, sources à l’appui.

Subventions Facile

Équipe éditoriale

Cette page contient des liens partenaires (collaboration commerciale) : nous touchons une commission si vous souscrivez, sans surcoût pour vous.

Mis à jour le

La SAS (société par actions simplifiée) est la forme sociale commerciale la plus courante, choisie pour sa souplesse : liberté quasi totale dans la rédaction des statuts, capital libre, responsabilité limitée aux apports. Pour un projet solo, c'est sa variante unipersonnelle, la SASU, qu'il faut viser. Voici la démarche exacte, ce qu'elle coûte, et ce que ce statut change pour votre fiscalité et votre gouvernance.

Associés et capital : 2 associés minimum, 1 € de capital

Une SAS se constitue avec « ses associés, au nombre minimum de 2 », personnes physiques ou personnes morales (entreprendre.service-public.gouv.fr) — il n'y a pas de plafond. Avec un seul associé, ce n'est pas une autre forme juridique : « la structure peut comprendre un seul associé, il s'agit dans ce cas d'une SASU » (même source). Pour un projet solo, voir notre guide créer une SASU en ligne et le comparatif SASU ou SAS, quelle différence.

Le capital n'a pas de minimum au-delà de 1 € : « le montant du capital social est déterminé librement par les associés (1 € minimum) » (entreprendre.service-public.gouv.fr). Il peut être constitué d'apports en numéraire (argent) et/ou en nature (biens). Deux règles encadrent la libération des apports en numéraire :

  • Au moins 50 % doit être versé dès la création, sur un compte dédié.
  • Le solde doit être libéré dans les 5 ans qui suivent l'immatriculation.

Le dépôt de ce capital est une étape à part, distincte de la constitution du dossier : il relève d'un notaire ou d'un établissement de crédit, et « ne peut pas être effectué dans un établissement de paiement » (entreprendre.service-public.gouv.fr). Un capital à 1 € reste rarement conseillé en pratique : il pèse sur la crédibilité de la société auprès d'une banque ou d'un fournisseur, et limite ce que la SAS peut inscrire à son bilan d'ouverture.

Gouvernance : un président obligatoire, le reste au choix des statuts

« Toute SAS doit comporter un président qui représente la société à l'égard des tiers » (entreprendre.service-public.gouv.fr). Il est responsable civilement et pénalement, et ses pouvoirs sont fixés par les associés dans les statuts — il peut cumuler administration et gestion, ou les partager.

Au-delà de ce président obligatoire, les statuts peuvent prévoir d'autres organes, tous optionnels :

  • Un ou plusieurs directeurs généraux, auxquels l'intégralité du pouvoir de direction peut être confiée, le président conservant alors la seule représentation vis-à-vis des tiers.
  • Un comité de surveillance, chargé de contrôler la gestion du président, ou un comité de direction, chargé de diriger la société en interne.

C'est cette liberté statutaire, combinée à celle du capital, qui rend la rédaction des statuts d'une SAS technique : certaines décisions peuvent être prises par le dirigeant seul, d'autres doivent revenir collectivement aux associés (augmentation de capital, modification de l'objet social). Une erreur de clause peut coûter cher plus tard.

Les étapes de création

  1. Préparer le projet de statuts. Les associés y fixent les règles de fonctionnement de la société (prise de décisions, organes de direction) et désignent le président, ainsi que les éventuels directeurs généraux. La grande liberté laissée par ce format rend la rédaction technique : un avocat spécialisé est recommandé par la source officielle.
  2. Déposer le capital social sur un compte bloqué, auprès d'un notaire ou d'un établissement de crédit, avant la signature des statuts et l'immatriculation.
  3. Signer les statuts.
  4. Publier l'annonce légale de constitution.
  5. Déposer le dossier sur le guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr, géré par l'INPI), avec les statuts signés, l'attestation de dépôt de capital et l'annonce légale de constitution.
  6. Recevoir l'immatriculation : la SAS est inscrite au registre du commerce et des sociétés (RCS) et obtient son Kbis, document qui atteste de son existence légale.

Ce que ça coûte vraiment

Les frais légaux obligatoires s'appliquent quelle que soit la plateforme utilisée pour constituer le dossier — ils ne sont pas inclus dans les formules Legalstart. En métropole, en 2026 :

Soit environ 292 € TTC de frais légaux, en plus de la formule choisie. La formule Premium inclut aussi 30 jours de réponses d'un juriste-formaliste, puis 29,90 €/mois sans engagement.

Legalstart

Juridique & création

Génération des statuts et immatriculation au guichet unique : Starter 0 € HT, Standard 99 € HT, Premium 199 € HT, hors frais légaux. Dépôt de capital en ligne en option (ou via votre banque ou un notaire).

Lien partenaire · collaboration commerciale

Créer ma SAS avec Legalstart

Lien partenaire. Nous touchons une commission si vous souscrivez, sans surcoût pour vous.

Legalstart

applique la même grille à la SAS qu'à la SASU, la SARL et l'EURL : Starter 0 € HT, Standard 99 € HT, Premium 199 € HT (grille SAS/SASU/SARL/EURL, vérifiée le 01/10/2026), hors frais légaux. Le dépôt de capital, étape distincte, peut se faire en ligne en option (ou via votre banque ou un notaire).

Fiscalité : IS par défaut, IR sur option

Par défaut, une SAS relève de l'impôt sur les sociétés (IS). Une option pour l'impôt sur le revenu (IR) existe, mais seulement si toutes ces conditions sont remplies (entreprendre.service-public.gouv.fr) :

  • activité commerciale, artisanale, agricole ou libérale à titre principal ;
  • société non cotée en bourse ;
  • moins de 50 salariés ;
  • chiffre d'affaires annuel ou bilan total inférieur à 10 000 000 € ;
  • société créée depuis moins de 5 ans au moment de la demande d'option ;
  • droits de vote détenus à au moins 50 % par des personnes physiques, et à au moins 34 % par l'une ou les personnes suivantes : président, directeur général, président du conseil de surveillance, membre du directoire ou gérant et les membres de leur foyer fiscal.

Une fois exercée, l'option « est valable pour 5 exercices comptables et ne peut pas être renouvelée » (entreprendre.service-public.gouv.fr). Contrairement à une SASU détenue par son seul président, une SAS à plusieurs associés doit vérifier la condition des 34 % au cas par cas : elle n'est pas automatique dès lors que les droits de vote sont répartis entre plusieurs associés.

Le régime social du président : ni salarié, ni indépendant

Le président de SAS est assimilé-salarié lorsqu'il est rémunéré au titre de son mandat : il relève du régime général de la sécurité sociale, avec « les mêmes [cotisations] que celles d'un salarié cadre, sauf l'assurance chômage » (entreprendre.service-public.gouv.fr). Il bénéficie de l'assurance maladie-maternité, des allocations familiales, de l'assurance accidents du travail et de la retraite (base et complémentaire), mais n'a pas droit à l'assurance chômage et n'a donc pas à verser la contribution correspondante. Une assurance chômage complémentaire reste possible à titre individuel.

Les cotisations ne sont dues qu'à partir du moment où le président se verse une rémunération : sans rémunération, aucune cotisation n'est appelée, mais aucune couverture sociale liée au mandat n'est acquise non plus. Les dividendes, eux, ne sont pas considérés comme une rémunération et ne sont pas soumis à cotisations sociales.

Et après la création ?

Une fois la SAS immatriculée, la question suivante est bancaire : un compte au nom de la société a déjà été nécessaire pour déposer le capital, et c'est sur le compte de gestion courante que se jouent les vrais écarts de coût. Notre guide compte pro SAS détaille les options et leurs coûts réels.

Pour un projet solo plutôt qu'à plusieurs associés, c'est la SASU qu'il faut créer : voir créer une SASU en ligne et le comparatif SASU ou SAS, quelle différence. Pour comparer l'ensemble des statuts de création en ligne, notre comparatif création d'entreprise en ligne met SAS, SASU, EURL, SARL et micro-entreprise côte à côte.

Vérifiez aussi les aides disponibles selon votre profil : plusieurs dispositifs de soutien à la création se demandent au moment du lancement, pas après.

Questions fréquentes

Combien d’associés faut-il pour créer une SAS ?

Au moins 2 : « ses associés, au nombre minimum de 2, peuvent être des personnes physiques […] ou des personnes morales » (entreprendre.service-public.gouv.fr). Il n'y a pas de maximum. Avec un seul associé, la structure devient une SASU, « il s'agit dans ce cas d'une SASU » selon la même source — pas une autre forme juridique, une variante de la SAS.

Quel capital minimum pour créer une SAS ?

Pas de minimum au-delà de 1 € : « le montant du capital social est déterminé librement par les associés (1 € minimum) » (entreprendre.service-public.gouv.fr). Pour un apport en numéraire, au moins la moitié doit être libérée dès la création, l'autre moitié dans les 5 ans qui suivent l'immatriculation. Un capital symbolique reste rarement recommandé en pratique : il réduit la crédibilité auprès des banques et partenaires.

Qui dirige une SAS ?

Un président est obligatoire : « toute SAS doit comporter un président qui représente la société à l'égard des tiers » (entreprendre.service-public.gouv.fr). Ses pouvoirs sont fixés par les associés dans les statuts. Un ou plusieurs directeurs généraux peuvent aussi être nommés, et les associés peuvent prévoir d'autres organes (comité de surveillance, comité de direction) — rien de tout cela n'est obligatoire au-delà du président.

Quel est le régime fiscal d’une SAS ?

Par défaut, l'impôt sur les sociétés (IS). Une option pour l'impôt sur le revenu (IR) existe, sous six conditions cumulatives : activité commerciale, artisanale, agricole ou libérale à titre principal ; société non cotée en bourse ; moins de 50 salariés ; chiffre d'affaires annuel ou bilan total inférieur à 10 000 000 € ; société créée depuis moins de 5 ans au moment de la demande d'option ; droits de vote détenus à au moins 50 % par des personnes physiques et à au moins 34 % par l'une ou les personnes suivantes : président, directeur général, président du conseil de surveillance, membre du directoire ou gérant et les membres de leur foyer fiscal. L'option, une fois exercée, « est valable pour 5 exercices comptables et ne peut pas être renouvelée » (entreprendre.service-public.gouv.fr).

Combien coûte la création d’une SAS avec Legalstart ?

Trois formules, hors frais légaux obligatoires (annonce légale, immatriculation au greffe et déclaration des bénéficiaires effectifs) : Starter 0 € HT, Standard 99 € HT, Premium 199 € HT (grille SAS/SASU/SARL/EURL vérifiée sur legalstart.fr le 01/10/2026). Le dépôt de capital, étape distincte qui relève d'un notaire ou d'un établissement de crédit, peut se faire en ligne en option chez Legalstart (ou via votre banque ou un notaire).